Hier soir, jeudi 30 avril, j’ai assisté à un atelier de parole au sujet de l’éducation non violente. Et pour cause, le 30 avril est, depuis 2004, la journée de la non-violence éducative. Cet atelier était animé par L. et S. de l’association Simplement Parents dont je t’avais déjà parlé dans un billet sur la langue des signes avec bébé (clic si tu veux (re)lire).

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Source : Simplement Parents

Bien que je ne connaisse personne à part S. avec qui nous avions partagé les cours de lsf l’an dernier, j’ai été très à l’aise avec les autres personnes, près d’une vingtaine! Gros succès pour cet atelier et pourtant, en arrivant, j’appréhendais un peu de me retrouver dans une pièce style « Alcooliques Anonymes » à se justifier d’avoir ou non taper un jour son enfant. En fait non, pas du tout, bien au contraire…

L’atelier en lui même s’est déroulé en plusieurs parties :

  1. Le visionnage du film de Marion Cuerq « Si j’aurai su… je serai né en Suède » qui explique le mode de vie des Suédois, et particulièrement à Stockholm vis à vis des parents et des enfants, de la non-violence au quotidien et de tout ce qui est axé autour de l’enfant et du respect de l’enfant en tant qu’individu à part entière. C’est un film d’un peu plus d’une heure, très intéressant, sans doute avec des informations à prendre et à laisser qui nous montre que depuis 30 ans, les suédois agissent d’une manière bien différente des français avec leurs enfants. Je t’invite vivement à regarder le film ici et à te faire ta propre opinion et même à le diffuser autour de toi!
  2. Ensuite, nous avons échangé sur nos quotidiens à travers nos présentations, en exprimant ce que l’on souhaitait tirer de cet atelier.
  3. Nous avons également choisi chacun une petite carte qui représente, à nos yeux, l’éducation non violente et l’autre, l’éducation violente.
  4. Puis nous avons travaillé en duo sur 3 questions, à savoir (à peu de chose près!) :
    1. Quel adulte voulons nous que notre enfant devienne?
    2. Comment a-t-on vécu la punition dans notre enfance / jeunesse?
    3. Pourquoi avoir choisi ces cartes?
  5. Nous avons terminé par quelques mots sur le déroulement de l’atelier et comment nous nous sentions en sortant.

Voici les cartes que j’avais choisies :

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Je pense qu’elles parlent d’elles-mêmes mais pour m’expliquer, j’ai choisi le couple qui embrasse son enfant parce que ça représente l’essence même de la famille, de la tendresse, de l’amour, de l’échange, de l’entraide et de l’unité.
Puis la seconde, la petite fille qui regarde une main masculine tenant une ceinture en cuir… Que dire? C’est la violence extrême, la maltraitance, la souffrance, la douleur, l’humiliation, tout sauf l’éducation. Selon moi, aucun enfant ne peut apprendre se son erreur dans ce genre de situation.

Comme je l’ai dit pendant l’atelier, oui, j’ai déjà mis une fessée à mon fils et je n’en suis pas fière, je m’en veux à moi, pas à lui parce qu’il a dépassé les limites, mais à moi parce que je n’ai pas su gérer ma colère/peur/ faiblesse…. Des fessées, j’en ai pas pris des tas dans mon enfance, une de mon père vers 7-8 ans parce qu’il a eu peur quand je suis passée sous le cheval dont il s’occupait et que j’aurai pu me faire tuer. Je m’en rappelle encore, lui aussi. Si maintenant je sais qu’il ne faut pas être derrière un cheval, ce n’est pas grâce à cette fessée mais parce qu’il me l’a expliqué maintes fois, en parlant, calmement, avec des livres, en vrai, mais pas par cette fessée.

Je suis POUR une éducation non-violente, même si je sais que ça n’est pas évident chaque jour, qu’on est souvent mis à rude épreuve dans notre quotidien professionnel, personnel, de parent, d’époux, etc.

Au cours de l’atelier, L. avait mis à disposition quelques livres de sa bibliothèque sur le sujet et j’en ai feuilleté quelques uns, dont un que je pense acheter sous peu… (le rose là, au premier plan!!)

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L’atelier s’est terminé un peu avant minuit (et avait commencé à 19h), nous aurions pu tenir encore des heures et des heures à discuter à échanger. J’aurai aimé faire plus de photos pour illustrer et expliquer mais mon portable m’a lâché au cours de la soirée et il s’est éteint, plongeant un mr papa dans l’inquiétude (et la grogne mais c’est pas grave!).

Je t’invite à découvrir l’association si tu es dans ma région et spécialement dans le Nord-Isère. Ils ont besoin, comme toute association et j’en sais quelque chose avec mes petits et grands chats, de soutien, de bénévoles, d’adhérents, de locaux, de souhaits de thèmes à animer lors d’atelier etc. Ce sont des femmes d’une grande écoute et d’une gentillesse sans pareille.

 A L., j’ai oublié d’en parler hier mais un atelier sur le sommeil, dans notre coin, serait vraiment pas mal 🙂 Merci.

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