La plupart du temps, on parle du joli, du sympa, des moments agréables et on essaie d’outrepasser les moins chouettes. Mais pourtant il y en a quand même pas mal!

Ces derniers mois temps, Ptitchat nous en fait voir de toutes les couleurs. A tel point qu’on en perd la bienveillance qu’on essaie d’acquérir au fil des années. A tel point qu’on en vient à craquer, que les claques partent trop vite (trop tard penseront certains!). A tel point qu’on ne sait plus sur quel pied danser entre le fourguer à ses grand-parents pour souffler ou le récupérer encore pire qu’on l’a laissé.

C’est tellement difficile.

On a tout testé. La discussion, la compréhension, les câlins, la douceur, puis par dépit, l’ignorance, le chantage, la menace d’aller chez le voisin, d’appeler Super Nanny qui le terrorise, la colère et les cris, la claque intempestive, « l’abandon » d’enfant dans le jardin, et je ne sais quoi d’autre… J’en ai parlé à la maitresse, j’en ai parlé au docteur, à ma famille, à mes amies. J’ai lu des livres, j’ai lu du Filliozat, j’ai lu d’autres auteurs qui, je croyais, allaient m’aider à trouver comment le comprendre et vivre avec lui.

Lui ne sait pas me dire ce qui ne va pas. Moi je le sais. ça a commencé quand son papa a repris le travail après 5 mois en sa compagnie non stop. Il était redevenu adorable, patient, compréhensif, enjoué, enthousiasme, complaisant et patatras. Deux semaines de suite, Mr Papa a fait 7h – 20h au boulot donc il ne l’a pas vu plusieurs soirs de suite puisqu’il dormait avant son retour. Et je pense qu’il a eu du mal à le vivre, à passer du tout au tout. Seulement, là, ça fait plus d’un mois.

On a pris le temps de souffler en partant au bord de la mer en famille pour l’anniversaire de Babychat. Il était ravi et « trop pressé » mais on est revenu et les couchers étaient redevenus merdiques.

Globalement, la journée se passe bien. C’est le soir que ça se gâte. Le bain devient conflictuel, faut dire qu’il fait beau, il a envie de rester jouer dehors. Le repas, n’en parlons pas, il y a bien longtemps que ça n’a pas été sympa… Et le coucher, comment dire? C’est infernal… Des négociations, du chantage, deux ans que les couchers ne sont plus sereins.

Et il y a aujourd’hui. Aujourd’hui, une de ces journées à bannir de ses souvenirs. Celle ou Mr Papa est appelé pour une urgence familiale dès 8h du matin et qui donc nous laisse tous les 3. Des provocations qui débutent dès le premier pied posé au sol. Des cris, des hurlements même et toujours pas d’apaisement. Nulle part. Ni d’un côté ni de l’autre. A peine une petite heure de calme dans ces 12h de stress et de souffrances. Parce que oui, moi j’ai souffert de son comportement et il a très certainement souffert du mien. Ne pas se comprendre, ne pas arriver à interagir est terrible pour une maman et son enfant.

Le problème, aujourd’hui mais comme les autres jours, pour moi en tout cas, c’est qu’il est toujours dans la provocation. Si je lui dis de ne pas faire tel ou tel truc pour sa sécurité, en lui expliquant les risques et les conséquences, il va quand même me regarder droit dans les yeux et le faire. Et l’issue sera telle que je l’avais prédite. Avec un bobo (tant que ça n’est que des petits bobos). Je ne vais pas rentrer dans les détails du jour car ce serait trop long mais j’ai eu une frayeur incroyable lorsqu’il s’est enfuit de la caisse à Lidl pour sortir sur le parking, vers son vélo et se cacher derrière les caddies, là ou je ne pouvais le voir. Ou encore quand je lui ai dit de ne pas foncer sur le trottoir à vélo sous peine de faire un volplané et qu’il l’a fait et qu’il s’est donc fait éjecter de son vélo et est retombé sur son coude. Bref, ce sont des passages parmi tant d’autres. Mais tous mis bout à bout c’est vraiment très difficile.

Ce qui est difficile aussi, c’est quand il part en crise de larmes après s’être fait « remonté les bretelles » et qu’il se met à hurler « Mémé ». C’est ma mère, je l’adore, elle ne prendra jamais ma place mais alors j’ai l’impression qu’il le sait et qu’il fait exprès de me planter un pieu rouiller en plein coeur.

Alors voilà, j’ai longtemps réfléchi et je pense que mon fils et moi, et nous, avons besoin d’aide. Donc dès lundi, j’ai décidé que je prendrai rendez-vous avec la kinésiologue de ma ville. Je ne l’ai jamais vu. J’ai rencontré un jour un micro ciné mais il ne m’a pas du tout aidé en quoique ce soit. Je doute qu’il se laisse manipuler par l’ostéo et quand bien même, je pense que c’est plus profond. Alors on va commencer par la kinésio et on verra ce que ça donnera ensuite et si c’est nécessaire, nous irons ensemble voir un pédopsy. On ne peut plus rester dans ce cercle vicieux, dans ces conditions insupportables pour tous.

Je n’ai pas honte de le dire, nous avons besoin d’aide avec notre fils de 4 ans. Je veux ce qu’il y a de mieux pour lui, pour son développement, pour son équilibre mais là, clairement, on n’y parvient pas, ni lui, ni nous. J’aimerai tellement qu’il soit toujours aussi heureux que sur cette photo.

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