ça commençait à faire un bout de temps que je n’avais pas participé à Chut! Les enfants lisent. Alors me voici de retour avec un livre tout droit ramené de notre dernière expédition à la médiathèque.

J’avoue tout, c’est moi qui l’ai choisi et pas vraiment Ptitchat.

Je l’ai choisi car j’ai aimé ses illustrations au premier coup d’oeil, c’est bien souvent comme ça que je choisis les livres en premier.

Ensuite, parce qu’il abordait le sujet de la grand-mère et surtout parce qu’en le feuilletant, il m’a beaucoup parlé. Et je me suis dit qu’il avait toute sa place ici, parce que peut être que VOUS pourrez en avoir besoin un jour.

Ce livre, c’est un joli album des éditons Des ronds dans l’O à la couverture cartonnée, qui s’appelle:

La mémoire aux oiseaux

Dans ce livre, on découvre un petit garçon qui parle de sa grand-mère. Sa mamie a la maladie de l’oubli, comme c’est le cas pour nombre de personnes âgées malheureusement. Mais ce petit garçon explique le quotidien de ladite grand-mère et ce qu’elle fait à cause de ses oublis. C’en est presque rigolo, du moins, on peut en sourire. C’est très attendrissant.

Au fil des pages, le garçonnet nous raconte les actions « décalées » de sa grand-mère comme le fait de sortir en pantoufles, de mettre ses tartines dans l’armoire ou encore, le plu difficile à mon sens, d’oublier son nom, leurs noms…

Dès le début du livre, on prend une grosse bouffée d’amour. D’ailleurs, la première phrase annonce la couleur « Ma grand-mère, je l’aime aussi fort que l’univers« . Et ça, ça fait tellement de bien à lire avec son enfant. Parce que mine de rien, quand on est parent, qu’on a encore nos parents, eh bien on se retrouve au milieu d’une relation d’amour entre deux personnes qui nous sont chères. Et c’est ce que j’ai ressenti en lisant ce livre. Je suis le trait d’union entre mon fils qui adore sa grand-mère et ma mère qui idolâtre (et je pèse mes mots!) son petit-fils.

Pour en revenir au livre, les illustrations sont comme j’aime, arrondies, douces, avec plusieurs coups de crayon. On voit le crayon, pas l’ordinateur, et c’est ce que j’adore! Pas de perfection. Les couleurs sont terriblement douces. La grand-mère est vêtue de rose pastel, le petit garçon est en bleu et vert et ils sourient, tous les deux, presque tout au long du livre. La grand-mère a une bouille de petite fille, ce qui semble responsabiliser l’enfant, c’est vraiment plein d’émotions à mon sens. J’apprécie aussi le fait qu’on parle de grand-mère ce qui nous permet de l’adapter, comme pour nous, à Mémé ou Mamie ou tout autre surnom que les enfants donnent.

Vous l’aurez compris, ce livre traite de la maladie d’Alzheimer et de la relation familiale, du soutien et de l’appui dont les malades ont besoin. Il n’y a pas de chute ou de « fin heureuse » au livre, c’est juste un condensé d’amour. J’ai été émue et touchée par ce livre car j’ai été confrontée à tout cela et je me dis qu’on n’est jamais à l’abri alors que ce beau livre peut être un appui, un support pour un jour peut être, ou pour vous maintenant.

Voici quelques images

  

 

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